LES CONSEILS INDISPENSABLES POUR LE DRESSAGE DE SON JEUNE CANIDÉ

chiot qui dort

Ah… Vous l’attendiez peut-être depuis un bon moment !

Et le voici… Le toutou que vous avez décidé d’adopter va enfin arriver ! 🙂

A moins que ce futur « plus beau chien du monde » ne soit déjà chez vous, sa nouvelle maison, depuis quelques jours…

Quoi qu’il en soit… Il est déjà temps de penser à l’éducation de votre chiot !

Eh oui…

Beaucoup de choses à connaître et à prendre en compte pour que ce loulou évolue sereinement dans son quotidien.

Et avant même de penser à lui apprendre des ordres de base, comme « Assis », « Couché », « Pas bouger »…

Alors, je vous invite à lire tranquillement cet article.

Et surtout, profitez bien de ces instants magiques avec votre chiot. 🙂

LES PHASES DE DÉVELOPPEMENT DU CHIOT

Avant même de parler de thèmes importants comme l’éducation canine (positive, bien sûr !), l’obéissance, la propreté, le vétérinaire, ou encore les clubs canins… Il est intéressant d’avoir quelques repères sur les phases de développement des chiots.

On distingue quatre étapes :

– phase prénatale (avant même la naissance du canidé, phase de gestation de la mère donc)

– phase néo-natale (les 2 premières semaines de vie du chiot)

– phase de transition (la 3éme semaine du toutou)

– et la phase de socialisation (de 3 semaines à 3 ou 4 mois) – Ultra importante !

Il s’agit ici de durées moyennes, bien évidemment.

Elles peuvent plus ou moins variées selon les chiens, les individus.

Dans la suite de cet article, nous allons seulement nous intéresser à la dernière phase de développement du toutou : la socialisation.

Car c’est seulement, elle, a priori, qui vous concerne ! 🙂

Attention, il s’agit d’une période capitale pour la vie future de votre canidé…

Pas seulement d’un point de vue « dressage » ou « éducation ».

Donc il est primordial de bien comprendre, et garder en mémoire, les enjeux de cette phase de développement du chien.

Et surtout, d’appliquer de bons conseils d’éducation.

Pour que votre toutou devienne un chien adulte bien dans ses pattes.

Et bien dans sa tête ! 🙂

L’IMPORTANCE DE LA SOCIALISATION DU JEUNE CHIEN

La phase de socialisation du chiot démarre très tôt dans sa vie.

Elle s’étend depuis l’âge de 3 semaines, environ, jusqu’à 3 ou 4 mois (cela dépend des études !)

Beaucoup de choses vont donc se jouer durant ces premiers mois !

Et beaucoup de problèmes de comportement, ou de développement, peuvent être évités

Ou au contraire, vont se cristalliser (chien peureux, agressif, qui aboie sans cesse…)

Il est fondamental que durant toute cette période, les chiots découvrent le maximum de choses.

Et aient de nombreuses stimulations.

Avec une précaution très importante : un maximum de stimuli… Positifs pour votre chiot !

Sinon, il pourrait faire des associations négatives à vie !

Alors, surtout, ne pas tomber dans le piège : « il faut absolument que mon chiot découvre tout avant qu’il ait 5 ou 6 mois ! ».

Quitte à lui faire vivre beaucoup d’expériences… Négatives !

Non, surtout pas !

Il est en effet fondamental que votre canidé soit un maximum stimulé durant toute cette phase de socialisation (congénères, hommes, femmes, enfants, autres animaux, voitures, trottinettes, motos, camions…).

Mais votre objectif n°1 doit être de lui faire vivre un maximum d’expériences positives et réussies !

Bien sûr, cela ne pourra pas être le cas à 100%.

Mais, s’il vous plait, gardez vraiment cette volonté en tête.

C’est pour le bien de votre toutou. 🙂

Au cours de cette phase de socialisation, beaucoup d’étapes très importantes du développement du chien vont avoir lieu :

Celui-ci s’effectue grâce à la mère, et aux cris des autres chiots, lorsque le mordillement est trop fort. Et génère de la douleur.

  • l’imprégnation, à l’espèce canine bien sûr, ainsi qu’à des espèces étrangères, dont l’humain !
  • apprentissages intraspécifiques (langage canin, imitation, association…).
3 chiots labrador

Un repère utile :

jusqu’à 7 semaines, le chiot est, généralement, attiré par les nouveaux stimuli.

Après 7 semaines, il a, au contraire, en général, plus peur des stimulations nouvelles !

8 semaines est l’âge légal d’adoption d’un chiot, en France.

Pourtant, cet âge est un vrai dilemme !

Le sentiment de peur apparaît vraiment, et augmente. Et le détachement avec la mère est un peu trop tôt.

Jusqu’à 12 semaines, le chiot va connaître une alternance de phases d’aversions et de confiance.

Un jour, il aura peur, ne sera pas à l’aise.

Le lendemain, il sera plus confiant.

Surtout, ne pas forcer la découverte. Laissez le toutou explorer tranquillement, et en pas insister s’il a peur.

L’ACCUEIL DE VOTRE TOUTOU

Ah…

Accueillir son chiot constitue une étape importante de votre future relation.

Et mérite quelques efforts et préparatifs de votre part, en tant que futur(e) maître ou maîtresse du toutou.

La 1ère consigne importante à donner est de disposer de temps !

Donc, n’imaginez même pas aller chercher votre chien chez l’éleveur (ou dans un refuge, à la spa… ou ailleurs !) pour le laisser seul, chez vous, dès le lendemain !

Cela n’est tout simplement pas possible !

Il vous faut au minimum un week-end, et idéalement, quelques jours de congés pour accueillir sereinement votre chiot.

Sans quoi, il passera d’un univers apaisant et connu (celui de sa mère, de ses frères et soeur) à un environnement inconnu. Synonyme de peurs et d’angoisse pour lui.

En adoptant un chien, vous partez pour 10 ou 15 années de vie commune… Vous pouvez quand même bien prévoir quelques jours de disponible pour bien vivre son arrivée !

Idem, laissez-le s’installer… Et respirer durant ces quelques jours !

Votre toutou aura déjà tout à découvrir !

Ce n’est pas la peine, en plus, d’inviter tous vos amis, ou toute votre famille, à venir le voir, de suite !

Ils auront tout le temps pour cela.

Laissez à votre canidé le temps de s’habituer à sa nouvelle maison, à vous… Et à prendre des premiers repères.

Bien évidemment, il faut aussi prévoir le matériel nécessaire pour le confort de votre loulou (coussin, matelas, panier…), jouets…

Et les éléments indispensables :

  • nourriture (croquettes – les mêmes que celles données par l’élevage, ou la famille, ou le refuge)
  • une gamelle pour l’eau, une gamelle pour la nourriture
  • laisse, collier ou harnais.

LE DRESSAGE DU CHIOT : AU PLUS TÔT !

chien qui n obeit pas

En fait, il n’y a pas d’âge pour commencer à bien éduquer votre canis lupus familairis 😉

Le mieux est… Le plus tôt !

Mais laissez-le quelques jours, bien évidemment, vraiment tranquille.

Afin qu’il vive le mieux possible cette dure étape de séparation de son ancien environnement, et qu’il commence à se sentir bien chez vous.

Et bien avec vous.

Puis, vous pourrez débuter les fondamentaux de son éducation.

Quelques questions se poseront rapidement à vous :

« Vais-je éduquer tout(e) seul(e) votre chien ? »

« Ou vais-je plutôt l’emmener dans un centre de dressage ? (pour des cours collectifs, ou individuels) « 

« Ou faire appel à un éducateur canin comportementaliste ? »

Celles-ci sont complètement légitimes. Et il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses en soi !

Tout cela va dépendre d’énormément de facteurs.

Tout d’abord votre envie. Tout simplement !

Avez-vous envie de suivre des cours de dressage, tous les week-ends, pendant X semaines, ou mois ?

Préférez-vous vous débrouiller pour éduquer seul(e) votre toutou ?

Quelles connaissances, et compétences, avez-vous en éducation canine ?

Est-ce votre premier chien ?

Pensez-vous pouvoir correctement donner à votre chiot l’éducation qui lui est nécessaire ?

Puis, vous pourrez aussi vous questionner concernant le type d’éducation même à mettre en avant.

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des deux grandes Ecoles d’éducation, qui s’opposent depuis ces dernières années ?

L’éducation canine positive, versus l’éducation canine traditionnelle.

Sans tomber dans les caricatures ni le dénigrement, voici les grandes différences entre ces deux méthodes d’éducation :

l’éducation canine traditionnelle repose sur la notion de « hiérarchie », et rapport « dominant/dominé – ou soumis » qui existerait fortement chez le chien.

Et qui aurait donc aussi lieu, entre le chien et l’humain.

Tous les fondamentaux de cette éducation visent donc à placer le chien au rang hiérarchique le plus bas, au sein de la famille. Pour éviter toute agressivité, et tentative de prise de pouvoir par le canidé.

Certaines règles censées témoigner d’un quelconque degré de hiérarchie sont donc à suivre :

Le chien doit toujours manger après ses maîtres.

Il n’a accès à aucun endroit stratégique, réservés aux seuls « chefs » ou « dominants » : canapé, fauteuil, chambre à coucher…

Son panier également, doit être placé dans le coin d’une pièce. Et non en plein « passage », pour éviter que le chien ne contrôle les allers et venues au sein du foyer.

La quasi totalité des problèmes de comportement se résout en procédant à une « régression sociale » du chien, visant à lui redonner une place sociale inférieure, au sein de la « meute » que représente la famille humaine.

De plus en plus décriée et manquant cruellement d’études et de preuves scientifiques, cette approche a, néanmoins, encore beaucoup d’adeptes dans les clubs de dressage, chez les éducateurs canins et même auprès de certains vétérinaires comportementalistes.

chiot rottweiler

L’éducation canine positive (ou moderne, bienveillante, respectueuse) exclut, elle, totalement cette notion de « hiérarchie » qui s’établirait entre l’homme et le chien.

Et vise à construire une relation de confiance « humain/chien », tout en travaillant beaucoup sur les émotions du canidé.

Lors de l’éducation, l’accent est mis essentiellement sur les réussites du chien, qui sont renforcées systématiquement (renforcement positif).

Punir son chien est tout à fait possible, en éducation canine positive.

Mais les punitions employées diffèrent totalement de celles utilisés dans l’approche traditionnelle.

Souvent qualifiée de méthode « bisounours », « gentillet », ou uniquement réservée à des chiens sans problèmes et inefficace dans toute forme de rééducation, la méthode positive, impose, en réalité, beaucoup de repères aux chiens.

Et fixe bien des cadres.

La légende voulant faire croire que le « chien est Roi » ou « fait ce qu’il veut » dans cette forme d’éducation, est totalement fausse. Et non fondée.

Cette forme d’éducation étant actuellement très prisée par les maîtres, beaucoup de clubs et d’éducateurs canins se revendiquent de celles-ci.

Mais en fait, pas du tout !

Au mieux, les moniteurs de club se contentent de donner des friandises aux chiens, en guise de récompenses. (pour eux, l’approche positive ne se résume quasi qu’à cela !)

S’ils vous parlent de hiérarchie, dominance, chef de meute… Alors vous saurez que c’est bien l’éducation canine traditionnelle qui est utilisée !

En tout cas, il sera important de veiller à respecter quelques éléments fondamentaux, pour la bonne éducation de votre toutou (et quelle que soit sa race – du chihuahua au Rottweiler, en passant par le Labrador), et pour éviter de grossières erreurs :

  • favoriser l’attachement à vous… (puis le détachement, mais dans un 2nd temps !), ainsi que le travail du « focus » sur vous
  • vous atteler à bâtir une relation de confiance avec votre toutou (en restant calme avec lui, en évitant cris, énervements… et « tapes », bien évidemment et en le mettant exclusivement dans des situations de réussites, et en l’encourageant dans cette voie)
  • respecter son rythme (et notamment l’alternance des phases de peurs et de confiance, évoquée plus haut)
  • ne prévoir que des séances d’éducation très courtes (5 à 10 minutes maximum).

Bien sûr, vous pouvez aussi commencer, très tôt certains fondamentaux de l’éducation canine :

  • le rappel
  • la marche en laisse (puis sans laisse)
  • les commandes classiques : assis, couché, debout, pas bougé
  • prévenir les mordillements


methode education canine

Il sera important également de démarrer très tôt l’acceptation par votre toutou de toutes sortes de manipulations (utiles pour le toilettage, d’éventuels soins…).

Pour cela, allez-y très progressivement. Et associez systématiquement, du moins au début, des friandises, des jeux ou jouets à ces quelques secondes de manipulation.

Bien évidemment, resteront aussi deux apprentissages extrêmement importants !

Apprendre à votre canidé à rester seul !

Et l’ apprentissage de la propreté !

Pour la gestion de la solitude, comme pour beaucoup de choses, il faudra commencer par de très courts moments.

Quelques secondes simplement.

Et proche de vous. Par exemple, dans une pièce voisine. Et qui contient beaucoup de très bons stimuli pour votre toutou (jouets, friandises, panier, gamelle…).

Très progressivement, vous changerez de lieux d’absence (en variant les pièces dans lesquelles vous allez, seul(e)). Et augmentez les durées au cours desquelles le chiot sera seul.

Puis, vous irez jusqu’à quitter votre domicile (aller sur le balcon, dans le jardin, sur le palier), juste quelques secondes également.

Puis de plus en plus.

Si besoin, d’abord passer par une phase préalable où vous vous approchez simplement de votre porte d’entrée, mais sans sortir.

A chaque fois que vous laisserez votre chiot seul, ne serait-ce que quelques secondes, vous pourrez le faire sans prêter attention à lui. Idem quand il vous retrouvera. Simplement pour banaliser ces moments.

(Il serait complètement contreproductif de faire 10 minutes de caresses à votre chien qui vient de vous retrouver dans une pièce voisine).

Pour apprendre à votre chien à être propre rapidement, pas de solution miracle !

Il faut le sortir très régulièrement.

Et récompenser systématiquement à chaque pipi et popo fait à l’extérieur !

Faire ses besoins dehors deviendra rapidement une habitude pour lui.

Une précaution si vous êtes en ville… Attention à trouver des rues ou coins bien tranquilles… Si votre toutou est stressé, il n’arrivera pas à faire ses besoins !

Par contre, il sera heureux de les faire dans un endroit beaucoup plus rassurant pour lui… Chez vous ! 😉

chien qui n obeit pas

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